Odradek / Pupella-Noguès

Pôle de création et développement pour les arts de la marionnette

Compagnie Pupella-Noguès

Un peu d’histoire

Après sa fondation en 1984 à Gènes (Italie), la Compagnie Pupella -Noguès est installée depuis 1989 en région toulousaine et depuis 2005 à Quint-Fonsegrives, dans un atelier multifonctionnel baptisé Odradek, lieu-compagnonnage soutenu par le Ministère de la Culture/DGCA.

La compagnie a tourné ses spectacles dans toute la France et dans les pays
suivants :
- l’Italie (Festivals de Cervia,Ravenna, Palermo, Milan, Genova, Ancona, Rome, Naples, Cagliari, Ragusa, Pinerolo)
- l’Espagne (Festivals de Barcelone, Sevilla, Cadix, Tolosa, Segovia, Alicante, San Sebastian, Madrid, Valls, Igualada, Gavà, Cerdanyola)
- la Croatie (Zagreb, Pula)
- la Slovénie (Rovini),
- la Suède (Festivals de Stockholm et de Uppsala)
- la Grèce (Festival de Hydra)
- la Suisse (Festival d’Ascona, de Neuchâtel)
- l’Allemagne (Festival de Freiburg)
- la Guyane française (Cayenne, Kourou)
- le Mexique (Festivals de San Luis Potosi, Festival de la Palabra - Mexico DF, de Queretaro et de Matehuala)
- la Corée du Sud (Festival de Chuncheon).
- la Fédération de Russie (festival de Moscou)
- la Pologne (Festival de Bialystok
- la République Tchèque (festival de Ostrava)

Joëlle Noguès est, depuis 2001, chargée de cours sur l’Histoire et la pratique du Théâtre de Marionnettes à l’Université de Toulouse- Mirail, Licence Arts du Spectacle.

Principales créations :
2015 : Ici et ailleurs, de Joëlle Noguès et Giorgio Pupella
2013 : UBU(s) d’après Alfred Jarry
2011 : Zoom ! Les vertiges du rêve (d’après Little Nemo/W.McCay)
2009 : Je ne sais pas pourquoi mais parfois tu m’énerves !
(d’après Pinocchio/Collodi)
2007 : Le miroir aux fourmis, haïku marionnettique théâtral et
musical/ Basho, Kerouac, Jatosti
2006 : Et Hop !(Cépendant Rêve clownesque pour marionnettes dans
un dispositif insolite / Noguès-Pupella-Thuillier
2004 : Dés(équilibres : installation parcours/ Cagnard-Noguès-Pupella
2003 : Dromomanie Poétique : installation parcours/ Noguès-Pupella
2002 : Je pars. … /Jean Cagnard
2001 : La langue de l’ours/ Michaël Gluck
1999 : Mais où est passé le tamanoir ?/Desnos,Roy
1997 : Traces d’étoiles ou la naissance des signes/ Noguès-Pupella
1995 :Le dernier voyage de Lapérouse/ Jon Appleton
1994 : Actes sans paroles/ Samuel Beckett
1992 : Histoires comme ça/Rudyard Kipling
1989 : Collage, la fenêtre/Noguès-Pupella
1987 : Se queste terre e questi mari…/Jatosti-Memmo
1984 : Popol vuh, le livre des mayas/ Noguès-Pupella

«  Quand Giorgio Pupella et Joëlle Noguès décident, en 1984, de fonder leur compagnie, l’association sonne comme une évidence. Autour d’eux, un peu partout en Europe, l’humeur est à l’audace et l’expérimentation. La marionnette tente de se défaire de ses carcans qui la menacent d’une sclérose aussi douce qu’assurée, et c’est naturellement qu’ils mêlent recherches plastiques et innovations sonores dans leur premier spectacle, Popol Vuh, variation théâtrale et musicale dans le monde précolombien. Mais 1987 marque sans doute le véritable - quoique non officiel - acte de naissance de la compagnie. Répondant à une commande de la ville de Gênes, Joëlle et Giorgio entament avec « Se queste terre e questi mari » un dialogue singulier avec deux figures de la poésie contemporaine italienne, Maria Jatosti et Francesco Paolo Memmo, et imaginent un spectacle déambulatoire qui pose en filigrane toutes les pistes qu’ils n’auront dès lors de cesse d’explorer : le texte envisagé comme une matière poétique à part entière, un espace scénique dynamique qui participe de l’écriture dramaturgique, et surtout cet inextinguible désir d’entraîner le spectateur au cœur du spectacle.Depuis, création après création - de « Je t’appellerai Vendredi ! » (d’après Tournier, 1991) à « Dés(équilibres » (avec un extrait des Petites choses de Jean Cagnard, 2004), en passant par « Actes sans paroles » (d’après Beckett, 1994) ou « La Langue de l’ours » (textes de Michaël Gluck) -, le duo Pupella-Noguès affirme sans ambages son goût pour un théâtre de marionnette inventif et curieux, mariant sans complexe les ressources de la tradition et les audaces de la scène contemporaine. Une alchimie féconde, libre, où les textures littéraires, visuelles et sonores catalysent autant l’énergie de la marionnette qu’elles galvanisent le regard du public. »

Stéphane Boitel, Théâtre Garonne (Toulouse)