Odradek / Pupella-Noguès

Pôle de création et développement pour les arts de la marionnette

Images choisies :

UBU(S)

Convocation burlesque de la figure d'UBU

UBU de Pupella-Noguès
“Alfred Jarry s’ennuyait au théâtre. Aux acteurs qui l’empêchaient de rêver, il préférait l’âme mystérieuse des marionnettes. Archétype du tyran inspiré de Macbeth, Ubu, avec sa Gidouille sur le ventre, sa démesure grotesque, ouvre la voix à Dada et au surréalisme, car « l’ordre est le plaisir de la raison mais le désordre est le délice de l’imagination » A. Jarry
L’Ubu de Pupella Noguès est un cochon qui tient sa conscience enfermée dans une valise et s’empiffre sur l’immense scène de banquet autour de laquelle s’affairent les manipulateurs, (bientôt contaminés par le groin...). En écho à ses turpitudes pantagruéliques, les voix d’artistes (pique-assiettes ou invités d’honneur) : Boulgakov, Borges, Char mais aussi Desproges, Angelica Lidell... disent leurs appétits et leurs dégoûts face à la machine à décerveler, la parodie du pouvoir.”

À la table du pouvoir
“Qu’ils jouent carte sur table ou qu’ils fassent table rase, chaque homme de pouvoir dresse sa table avec les mets de son choix et dicte les règles, les normes et les conventions, de leurs dégustations. Système symbolique du pouvoir, la table sera au centre de notre réflexion : nous y convoquerons la figure sanguinaire et débonnaire d’Ubu pour voir comment il s’en empare et ce que sa dictature y imprime ; nous y inviterons des artistes qui, entre pique-assiettes et invités d’honneur, exprimeront leurs appétits ou leurs dégoûts face à ce qu’on leur sert et exposeront ainsi les diverses manières qu’ils ont de se nourrir (de vomir ou de mourir) à la mamelle du pouvoir.”

À propos d’Ubu(s) :
Quel que soit le régime politique dans lequel ils évoluent, les artistes et les hommes de pouvoir entretiennent des relations complexes d’interdépendance qui peuvent devenir problématiques, voire inextricables. Nous interrogeons ces liens en axant notre réflexion sur la situation paroxystique de la dictature, afin de mieux saisir les diverses postures artistiques qui peuvent se déployer face au pouvoir. Au plateau, deux « appariteurs » conscients que, par l’acte créatif, l’homme se dote d’une arme critique, se demandent comment ils agiraient face à un pouvoir dictatorial. Auraient-ils le courage de s’y opposer ? Quels moyens mettraient-ils en œuvre pour y résister ? Et à quel prix ? Conserveraient-ils leur intégrité artistique, leur dignité ?
Le plateau se fait laboratoire d’expériences : le Père Ubu et ses acolytes évoluent dans un espace clos qui, tel un échiquier miniature, s’offre comme le champ des combats possibles.
Face à cette zone de combats, les voix de convives mettent en regard, sous forme de citations textuelles, picturales ou sonores, des réflexions d’artistes.

Extraits sonores d’après :
Le mouvement futuriste italien, A.L.Huxley, K. Mann, M. Boulgakov, J. Korczak, G. Bernanos, J.L. Borges, L. Campion, R. Char, P. Desproges, E. Kusturica, T. Lanoye, A. Liddell, O. Py…






Distribution :

Mise en scène et scénographie : Joëlle Noguès
Dramaturgie : Pauline Thimonnier
Musiques : Camille Secheppet et l’Orchestre processioni et paradi
Avec : Polina Borisova, Joëlle Noguès, Giorgio Pupella
Environnement sonore et régie : Nicolas Carrière
Régie lumière : Cyril Deguilhem
Production : Compagnie Pupella-Noguès
Coproduction : Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville- Mézières.

Principales Tournés :
- Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières(08)
- Théâtre Garonne (31)
- Théâtre d’Aurillac (15)
- Festival Immagini dell’Intreno de Pinerolo Italie)
- Festival Big Bang des Arts (82)
- Festival MIMA de Mirepoix (09)
- Festival Boze Wolf ( Belgique)
- Festival l’Eté de Vaour (81)
- Espace Mitterrrand de Canteleu (76)
- L’Avant Scène de Grand Couronne (76)
- Festival de Davignac (19)
- Théâtre Calonne de Sedan (08)
- l’Usine, Cnarep de Tournefeuille
- Festival Teatr Obratzov, Russie
Prochaines dates : cliquer ici

Presse :

>>Pas Ubu, mais Ubu(s) !
Hélène Lacassagne, Festival Acteurs Juniors,mai 2013
On ne trouvera ici que quelques marqueurs évoquant la truculence de Jarry. On y verra l’ascension vers la dictature d’un personnage apparemment bien inoffensif : un cochon, sympathique au premier abord, et cependant … omnivore. On assistera au service zélé des petites mains (ici les manipulateurs de marionnettes) qui lui faciliteront innocemment la tâche …
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>>Les marionnettes ne passent pas la main !
Hélène Combis-Schlumberger, France Culture au Festival Mondial de Charleville Mézières

"Ubu(s)", par la compagnie Pupella-Noguès : pas de texte et une seule marionnette, pour revisiter un classique de la littérature dramatique. Le décor est étonnant : au plafond, de part et d’autre d’un écu rouge vif portant un aigle, plusieurs ampoules et divers chandeliers électriques.. Au centre de la scène, une table avec riches porcelaines et reliefs de banquet.
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>>La compagnie Pupella-Noguès fait d’Ubu une marionnette
Marie Del Signore, France 3

La compagnie Pupella-Noguès revient avec son nouveau spectacle « Ubu » au centre Odradek jusqu’au 19 janvier. Dans ce nouveau spectacle Joêlle Noguès met le célèbre personnage d’Alfred Jarry à la portée de tous les publics.
La compagnie Pupella-Noguès qu’on ne présente plus dans le monde de la marionnette, revient avec Ubu un spectacle mélangeant politique et burlesque sur fond de vérités et de manipulations. On assiste alors à une confrontation entre la marionnette du dictateur qui tient sa conscience dans une petite valise et la voix des artistes et des poètes. Pour cette nouvelle production pas de décor mais un plateau en carton.
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>>UBU(S) : les allégories du pouvoir bues jusqu’à la lie
Christian Stavel,La Montagne, 16 octobre 2013

Entre jeu d’acteurs, manipulations de marionnettes et d’objets, la Compagnie Pupella-Noguès a revisité la question du pouvoir chère à Alfred Jarry et son célèbre personnage ventripotent.
C’est dans un univers impeccable que la marionnette – spirale au plastron et tête de cochon – est apparue. À une fin de banquet, plus précisément, et après le départ de convives.
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>>Un âge d’or 
vous est promis
Manon Ona, Le clou dans la planche, le 22 Mars 2014

« Tiens, j’ai faim. Je vais mordre dans cet oiseau. C’est un poulet, je crois. Il n’est pas mauvais. » Ainsi délibère l’obscène tyran qui fait et défait des royaumes dans Ubu roi. Ainsi la marionnette créée par Pupella-Noguès foulera-t-elle au pied les miettes d’une table-monde, ainsi s’en prendra-t-elle au dérisoire symbole d’un pouvoir déchu.
Où trouve-t-on la pièce de Jarry dans ce magistral Ubu(s) ? Nulle part, et partout à la fois.
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>>El Ubú(S) de Pupella-Noguès
Toni Rumabu, Titeresante, 28 mars 2014
no de los objetivos de mi visita a Toulouse fue ver este espectáculo, última creación para público adulto de la compañía Puppela-Noguès, que se representó durante el fin de semana del viernes 21 al domingo 23 de marzo de 2014 en una de las salas del Théâtre Garone. Dirigido y con escenografía de Joëlle Noguès, dramaturgia de Pauline Thimonnier, música de Camille Secheppet y la Orquesta ”processioni e paradi”, Ubú(S) está interpretado por Giorgio Pupella y Polina Borisova.
Escena inicial del Ubú.
Dos son las principales singularidades de esta versión de la obra de Jarry : una es que se representa sin texto alguno, salvo algunas frases que suenan como ecos en off sumados a otros sonidos humanos y no humanos, y que se juntan a la música de la orquesta ”processioni e paradi” para constituir la potente banda sonora que sostiene la hora larga de representación. La otra singularidad es que el único personaje visible es Ubú representado por la marioneta de un simpático, grotesco e impresentable cerdito que requiere de dos manipuladores, en una técnica que podríamos denominar de “pequeño bunraku de mesa”.
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