Odradek / Pupella-Noguès

Pôle de création et développement pour les arts de la marionnette

Olivier Benoit,Tabola Rassa

1) Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Le grand évènement de cette saison, a été notre installation à Toulouse. La compagnie maintient son siège social à Barcelone, au moins jusqu’aux prochaînes élections présidentielles françaises (la victoire d’un certain candidat nous dissuaderait d’en changer !). L’équipe (Jean-Baptiste Fontanarosa, Asier Saenz de Ugarte et moi-même comme acteurs, Jorge García comme régisseur et Alain Baczynsky notre tourneur de choc) s’est enrichie d’un régisseur toulousain, Sadock Mouelhi, pour les déplacements à proximité. Quand à notre unique spectacle, “L’avare” d’après Molière, il est en pleine forme malgré ses 5 ans d’âge.
Mais il était grand temps de créer un nouveau spectacle et c’est ce à quoi nous nous employons depuis déjà un mois. Cette nouvelle création, qui compte avec la précieuse collaboration de la barcelonaise Sara Sanchez, traite d’un épisode précis de l’épopée des républicains espagnols. Ce thème “historique” suppose une certaine difficulté pour ce qui est de l’écriture puisqu’il n’y a pas de texte pré-existant. Bien que notre travail soit basé sur des interviews, il ne s’agit pas d’un travail de témoignages dans une veine réaliste mais d’une création à part entière, où l’objet et le visuel auront une place de choix, suivant ainsi la voie ouverte par notre précédent spectacle. Comme vous le voyez, tout cela est difficile à expliquer, autant attendre et voir le résultat...

2) Est-ce que ça va ?

Ça va bien. Je dois dire que je me crois chanceux d’avoir les collaborateurs et les proches que j’ai. J’espère que ce nouveau spectacle nous donnera à tous autant de bonheur que “L’avare”. Je me crois chanceux aussi d’avoir connu la Cie Pupella-Nogués qui a bien voulu nous laisser son espace pour commencer notre recherche. Tous nous témoignent une attention et une sympathie qui nous réchauffent dans cette nuit froide et solitaire qu’est, parfois, la création.

3) Qu’est-ce qui ne va pas (...)

3) Qu’est-ce qui ne va pas ?
On ne peut pas dire que ce soit une grande époque pour le Théâtre. L’état français qui, jusque là, était une réfèrence en matière d’implication dans le monde des arts et de la culture (je n’aime pas ces mots un peu trop galvaudés) semble vouloir renoncer à son rôle et rejoindre le troupeau des pays riches par l’argent et pauvres par le reste... A chaque nouvelle saison, on nous demande de nouveaux efforts, partout les budgets se réduisent et, à ce rythme, on nous proposera bientôt en France ce qu’on nous propose pour jouer au Brésil ! N’est-ce pas un peu honteux ? Mais au fond, nous savons tous que le problème est plus profond, plus géneral et qu’il appelle à des solutions d’ordre... global !

Toulouse, le 12/09/2006

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